J'ai avorté d'une cigarette consumée
Que les nombres se jouent à la roulette bolchévique
Sans plus d'une chandelle
S'élabore
Au matin de reptiles musical
La fêlure dénaturée dans l'hémisphère
Jeux d'autoroutes
Je promène mes viscère dans l'eau de pluie
Et les trottoirs déraillent de soif
Quand le crépuscule les oublis
Il m'est impossible d'écrire quoi que se soit. Je mijote une autre recette. C'est à bidouiller hors d'ici que j'en arriverai à autre chose. Je dois me bousculer pour, peut-être, enfin devenir un homme.
Je ne sais pas la suite...
Roby...
à M.B.M.
Je n'ai plus de chat et l'hiver se meurt de voir l'arrivée d'Avril
Ta volupté comme un dimanche sur la route de ton épaule
Les yeux noués sur le rire des festivités
La table est une île
À chaque mot que tu respires, la raison baigne l'existence
Le repas de la vie, goulue comme vide
Et le temps qui ne pèse jamais trop
Le sommeil vaincra
Tu partageras mes bras avec la nuit
Mon nez sondant ton cou
J'aurai le repos facile...
L'essence de la démocratie, elle est dans une bouteille de verre avec un chiffon coincé dans le goulot.
L'effroi lumineux sans faisceaux
que digèrent, sans équations, les toiles
à bout de souffle dans l'ombre liquoreux
d'où se palpent les chairs de tout délices
Bras d'homme scellé
Chant singulier comme des yeux clos
à ton sommeil
Ma main dans ton rêve
Sondant l'immobile
La douleur saisie comme un corps
Devant la lumière qu'absente la nuit
Chaque pas creuse l'ombre
Pour une seule minute
De silences longs comme une cigarette
Précédant la naissance
Longévité du premier sommeil de mai
Que l'on découvre à l'oeil
Fidèle aux rhytmes de l'air
Habillée du respect des lèvres
Qu'embrassent les cieux qui nous veillent